Onguent
Comme la pommade qui réconforte des douleurs articulaires, tu viens gommer celles du moi.
Comme la pensée intime dans Le Silence de la mer, tu endors mes p[l]eurs
Penser ton corps en accord avec les rythmes du cœur,
Penser ton corps en accord avec les mélodies de mon imaginaire,
Penser ton corps en harmonie entre mes bras,
Je sais tout cela.
Nommer ton être, questionner ton paraître,
Ressasser tes ombres, tes mémoires en histoires,
Je sais faire cela.
Fredonner ton nom, ton unique pré-nom
Dorloter-le: corps de mots doux qui coule en eau
Limpide sur les pages, en haut-âge, je nage
Dans les pensées qui nous font.
Prononcer ce nom, cher à mes entrailles
Qui résonne en moi : ondes, écriture-braille,
Je sais tout cela.
Penser ton corps plein de désaccords, de dissonances
Linguistiques, remanier le fantastique et
Errer dans les méandres de tes champs
Sillonner ces terres de mes lumières,
D’étreintes des Mais,
Mets de mes jours, en velours
Je vis en toi.