Le paravent
Le temps s’arrête sur le pallier de son cœur
Épingle sa posture et la fige dans l’esquisse,
C’est la femme de ses rêves
Peut-être non pas des siens, elle y reste
Une, pin-up, tendance du siècle…
Son paravent aiguisant sa femme parfaite
L'auparavant de son être...
Le temps se meurt, elle ne vieillit plus
Sur les murs de son logis
Ne dit plus rien, mais suggère,
Et invite par ses regards
Le jeune homme qui veille en lui
Depuis bientôt trente ans
Il l’attend.. et pourtant
Elle est là, en épingles accrochée
Suspendue comme les souhaits
Les plus attendrissants
De ses nuits, en pluie,
Étincelante de faits,
Elle peuple ses jours
De ses sourires et gestes
L’endort par ses regards
Aguichants émouvant
Le moindre recoin
De ses entrailles.
4 octobre 2010 à 09h57
