Le corps-port
Qui cherche en vain ton ombre
Dis donc que la nuit est sombre
Et ravage mon esprit.
Dis-moi, je t’en prie,
Que vais-je faire de ces draps
Nappés des sueurs de nos bras
Accoudés au lit des souvenirs
Enlacés par la tendresse
Et tenus par la belle ivresse
Des corps, serre-moi plus fort
Contre toi, et sculpte ce corps
Ensorcelé par ces doux doigts
Reviens-y comme au port
Où l’on oublie les sorts
Et enterre tous ses morts.
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