(I)care
On oublie les nuances quand l’ambivalence arrache aux mots leurs secrets. J’habite dans tes mémoires et en miroir, je présente mes regrets, de n’être qu’une petite fille, parfaite, qui s’attache au vêtement de sa mère...
Les boutades de ma vieille grand-mère imprègnent ma vie de longs silences soyeux et apaisants.
Comme la tourterelle de campagne, je marche en montagne des fantasmes des hommes, je deviens femme, et en brins de slam, je les nargue longtemps.
Haletant, le périple de ma mie, seule accroupie près de cette fenêtre en piètre état, elle déguste ses larmes aux coins arrondis qui circulent en blessures profondes, et entaillent sa peau de femme de vingt ans.
Il était temps de revoir les films de ma jeunesse dans les écrans plasmas de tes yeux doux qui cherchent le beau tout le temps.
Ainsi, je remplis les vases de mes aïeules de gouttes limpides du rhum poétique voué aux allusions...
En vérité, toutes les liqueurs de mon cœur se distillent de leurs beautés.
Mercredi 5 mai 2010 à 8h 32
