Pensée matinale
À 9h35. Du moi
Du moi qui fait couler beaucoup d’encre, je tisse mon existence. Les avatars de l’identité poussent en moi, mais il y a aussi du moi qui s'y retrouve.
Écrire la problématique de l’Être-là relève de la mathématique langagière. La linguistique sait tout, par conséquent, elle sait où il faut commencer à chercher l’identité...
Je passe des jours à questionner mon être, à y percevoir et à y déceler les signes de l’Étre-là.
Il y a dans ce monde des gens qui trafiquent leur être, et il y en a d’autres qui le tissent.
Sur le support de l’Être-là, je tâche de construire le mien.
Quand le je me nargue, il me reste le langage pour y remédier.
Inutile de te montrer mon je puisque tu le vois. Dis-moi, pourquoi tu m’es Me.
Pourquoi tu es Me/tu aimes ?
Ce Me qui vient réfléchir ma substance, qui largue des cadeaux au moi et le hisse en S et COD.
J’aime les verbes pronominaux, ils réfléchissent toujours ce qu’ils veulent. J’aime les verbes pronominaux, ils miroitent toujours une quintessence langagière; il reste à savoir laquelle.