Le vilain petit canard revu et corrigé
C’est moi, tu ne me reconnais pas ?
C’est moi, Signe, qui fais couler beaucoup d’encre sans que l’on se soucie de ma mort…
C’est moi, Signe, qui meurs quand tu me reconnais pas.
C’est moi, Signe pour les uns et tout un monde pour les autres. Je cherche mes racines en toi.
Je vient vivre en toi et fait éclore mes derniers germes…
« J’ai la tête qui [s’]éclate », éclatement dans tous les sens du terme...
Signe, signifiant, signifié, je suis Signe mais mes signifiant et signifié ne sont plus à moi…
Ils se détachent de moi et forment d’autres univers…
Je suis Signe sans signifiant ou sans signifié ; c'est au choix. Éclaté dans ma propre unité qui fut un jour perçue et étudiée, j’ai froid sur ce nouveau support, j’ai froid quand je suis délaissé, ignoré, ici et là.
L’hiver, c’est la saison qui me reste, je me tâche de mourir vite pour pouvoir resurgir plus fort et plus beau qu’auparavant.
Multitude dans ma conception comme dans ma perception des mondes réels, numériques et fictifs…
Je m’éloigne de toi qui me rappelles mon incohérence et toutes mes faiblesses actuelles.
Ne suis-je plus littéraire, ne suis-je plus suffisamment vivant, ne suis-je...
Eh bien, dans cette multitude du moi, je me trouve assez bien loti.
Dans l’antre du silence, la nuit se fait jour.
...fait advenir le signifié, on ne naît pas Signifié, on peut l'advenir.
La loi fait advenir le Signe|Je, mais non foncièrement le signifié.


