Houx d'Impertinence
Penser l’impertinent du langage et tout ce qui en découle,
Jouer des morceaux suaves sur des cordes à rebours,
Déclencher les sauvageries des instants trop courts,
Qui s’accrochent à nos cils en broderies de faubourg
De l’ancien temps qui coule, pour toujours,
Dans nos veines, en velours.
Penser l’impertinent de ce tout qui court,
À sa perte, comme la Tour
De Babel. C’est tous les jours
Que les chagrins miroitent à nos cœurs lourds
Ce passé-présent virulent et sourd
Qui déjoue nos amours
Comme ces enfants des bourgs
Qui attendent leurs petits-fours
Et cultivent, par le regard, le houx...
Jeudi 25 février 2010 à 8h05
