27 mai 2009 à 8h00
Des paroles qui blessent, des paroles qui déchirent ou pire.
Logorrhée…
Logorrhée de l’être persistant dans son paraître langagier...
Le Logos qui fustige lui-même, se voue à l’éclatement…
Le Big Bang langagier ou la crise du moi|signe…
Voilà la logorrhée existentielle qui constitue l’étant et le déconstruit.
Le temps me happe, me récrimine et me mine.
Souffrir le soi|Suffire à soi…
Des verbes hantent mes sphères, rôdent dans l’atmosphère. Je me classe ineffaçable…
J’écris et l’émoi sursaute de mes lignes. Je t’écris et le nous éclate en signes.
Tout me nargue, le tout me dit…
Traits linguistiques du moi, rides physiques du soi, pensées fugitives du je, mais quelle est la nature de ce jeu ?
On ne naît pas Je, on peut le devenir.
Je m’écrit, me distingue, me sculpte; je ou la substance inébranlable...
Le je fait son jeu, sa parade…