Parole de Muse orientale

Publié le par Dinah

 

 

Je suis l’être qui fabrique ton bonheur là où les oiseaux bâtissent leurs nids.

Regarde-moi les yeux dans les yeux et dis-moi encore : « je t’aime ».

Le baldaquin de la vieille artiste s’efface quand ton ombre traverse mon esprit.

Je marche sur le sable humide de nos souhaits, là où les rêves humectent les corps puis les macèrent dans le bleu de l’océan du vivant.

Dans le plus beau pays du monde, je brode notre histoire de tous ces petits riens qui font et refont le réel.

C’est au fond de tes yeux, là où le monde se tient en vert pétillant, que les mots se hissent au rang des joyaux inestimables et transcrivent l’imaginaire aux bords de tes cils. 

Je suis seule à mordre les lèvres quand tes doigts jouent sur mon corps leurs douces symphonies.

Je suis seule à m’appauvrir de tous ces tas de détails qui font de toi ce que tu es, lasse d’être étrangère quand je suis la plus proche de ces yeux  qui font frémir mon cœur…

Comme une orpheline de l’Amour, j’arpente les chemins qui mènent à ton corps qui miroite mon bonheur.

Délaissée sur l’oreiller du sommeil, ton ombre hante mes nuits et écrit tous mes récits.

Elle me traverse comme le vent du printemps, puis s’installe dans les marécages du soi, là où sommeille l’émoi de toute mon existence.

Tu me murmures languissant « je t’aime » mais le peu qui me reste de souvenirs enfantins m’endort sur la plus belle chanson d’amour lue sur tes lèvres.

Le tendre baiser que tu offres à mon cœur le transporte dans des oasis jusque-là inaccessibles.

Je ramasse le restant de mon humanité et continue à filer mes joies auprès de toi.

Je suis la femme de tes rêves mais tu es l’homme de mes jours…

 

 

 

 

 

5 avril 2010 à 18h40

Publié dans Murmures

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