Moire(s)

Publié le par Dinah

Moire

 



Être une solitude parmi d’autres, un(e) mineur(e) parmi d’autres, être la blessure du silence des langages…

Être en toi, juste, un souvenir somnolent au coin de l’inconscient…

Être là, par-là, ici, là-bas...

Être le fœtus avorté, damné pour être une supposée « femme » avant de pouvoir naître.. l’être...

Pourquoi être ???!!!

Vagabonder dans les langages, errer comme les Gens du voyage, explorer l’étendue de la plaie parlante…

Être un(e) ami(e) suave, balancé(e) sur les routes des solitudes lorsque l’heure s’approche de sa fin…

Le temps se meurt, se suicide derrière nos ombres…

Le temps se meurt, se décompose comme les cadavres…

Le temps de la solitude se meurt parfois quand la Rencontre lui coupe la route d’asphalte et le promène sur les sentiers des mémoires…

Être ce que l’on ne peut être dans ses yeux, c’est bien mourir pour être conçu(e) selon toi…
 


6 septembre 2010

 

 

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Moire (bis) 


En mezzo-soprano, le je recueille ma voix.

Palpitations…

Étrange douleur s’immisce dans le cœur et étrangle le récit.

Il y a toujours un meurtre dans l’écrit..

Dans l'écrit, il y a toujours une résurrection, dit-on aussi…

Assis sur le bord d’une structure bienveillante, le je m’appelle, sonde mes stigmates et divulgue mes secrets.

L’aveu du je m’incrimine.

Avouer son être linguistique, s’écrire en signes symboliques, devenir un océan de voix divergentes…

En mezzo-soprano, je m’imprime dans l’air..
Des ondes sonores, pathétiques venues d’outre-tombe pour me confesser...

Lyrisme en « isme » puis en « esse » corrobore le cygne…
 

7 septembre 2010

 

Publié dans Murmures