Ma nouvelle hystérie selon certains hommes

Publié le par Dinah

 

 

Avec les mots, je dessine un bateau et prends la mer quand l’aube sonore sonne à ma porte.

Les assassins des cœurs courent toujours et nous laissent dans la caverne de l’Histoire avec les statistiques et les vagues de nos tristesses…

Tué sans être mort, le je vomit, gémit, puis il se jette sur tous les supports pour avoir un peu de réconfort et se faire entendre.


 

Comme bien de gens, je suis accablée par le néant qui grignote les moments heureux de nos vies et renvoie le tout à la poubelle du temps ; je ne suis ni seule, ni la seule à observer les guerres idiotes tatouer nos corps de coquelicots faits de sangs des innocents….

Au nom du moi national, on lapide le reste…

Secouée, ravagée et tirée de force de mon ivresse neurologique soi-disant artistique, je dresse encore quelques statistiques de nos morts…


 

J’emprunte le souffle poétique d'Orphée pour le transgresser et révéler tous ses secrets. On est là comme des tas de l’éphémère vision égocentrique d’un Narcisse perdu dans les forêts des théories…

Et tous ces circuits du pouvoir, qui me narguent en corps, sont des entorses envahissantes renfermant nos espoirs en boîte de Pandore...

Je suis femme comme celles qui pressent les sens des mots en nectars voluptueux qu’elles offrent aux hommes.

Buvez les breuvages des sorcières du temps, et rendez justice à ces bas-bleus qui vagabondent dans vos vies et questionnent encore l’ennui et toute la nausée des otages du temps.

Dans ma prison temporelle et fantastique, je m’installe en paria des temps postmodernes et déconstruis l’unique fresque identitaire du je.

On n’est pas Solitude car par habitude, on vous cuisine des plats copieux avec les mêmes ingrédients connus depuis l’aube de l’humanité.

Je suis la Répétition de moi-même ; un copier-coller qui se donne en moi.

 

31 mai 2010 à 13h00