Le storytelling du je

Publié le par Dinah

 

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Le storytelling du je tel qu’il se définit : je de savoir, je de mémoire et  je de pouvoir.

Le signe se raconte depuis l’éternité, le magma cognitif façonne les je transcendantaux qui s’épuisent dans le recyclage et le remaniement de ce qui les (dé)construit.

En mouvements cylindrique et (anti-)utopique, les je se démultiplient ici et là comme les coquilles d'escargots, les moi prennent formes. Déclinés à toutes les sauces et les nuances, on ne sait plus comment réformer le désir…

Je trace encore dans l’espace numérique  une ébauche de la mort du signe qu'il faudrait bien que le signe l'accepte un jour pour apprendre à renaître de ses cendres.

Seul, le je navigue en Nous, il s’attache à donner sens et par-là du pouvoir à ses fidèles adeptes.

Au nom du je, on fabrique des histoires, on se réduit au je quand l’horizon devient identitaire.

Je veut du personnel, il cherche sans cesse à exister et à se dire à travers les structures langagières.

L‘énoncé, à en croire, est le seul système qui fabrique du pouvoir, faites-en alors tout le temps.

 

20 mai 2010 à 11h44