Le regard

Publié le par Dinah

 

Je vous (re)garde au fond des yeux. Et par mes doigts , je te redessine.

Dis-moi, pourquoi les larmes viennent à moi quand ton visage apparaît.

Dis-moi, pourquoi une entaille se creuse encore dans mon corps quand je te mire.

Éloigne-toi de ma route, il me reste un tas de détails ultimes à mettre en ordre avant de te dire Adieu.

Éloigne-toi de ma route, je suis cette femme compactée en fillette qui ne veut plus t’entendre.

Tu te plaisais à disperser sur ma voie tes épines, je suis lasse de pleurer quand tu ris de mes soucis.

Lasse d’affronter ce vis-à-je/visage plein de traits qui coulent de mes veines.

En vain, je chasse l’importun…

En vain, le je me happe puis me jette sur ta poitrine.

La famine perdure et tu n’es pas là, tu ris quand mes leçons deviennent difficiles…

Quel ton, quel temps pour certains pour parler d'«économie de la connaissance»*, quelle foire, quelle importance de l'insuffisance...

Le Je en souffrances de ce jeu d'insouciance... Balance, balançons-nous, ça balance...

... ça balance pas mal à Paris, ça balance pas mal, ça balance pas mal ici *

Va-t’en, il était temps de renouer les liens qui m’étranglent…

 

 

Jeudi 15 juillet 2010 à 13h33

* &** sont des citations...