Le Nu féminin des glaces

Publié le par Dinah

Certainement oubliée par ton esprit, le chagrin joue de ma solitude et disperse mon être sur les vieux sentiers des souvenirs.

Hélée par des larmes flottantes aux yeux, je continue à vivre sans connaître les joies de ton amour. Je vis dans tes rêves, dans l’ailleurs et dans le chez moi que tu m’offres loin de toi.

Je vis par l’enchantement des remèdes contre les tristesses, mais la mélancolie persiste à frayer en moi ses autoroutes polluées…

Emportée par les mélodies de la flûte de pan, j'humidifie l’âme de Slam, et fredonne mes émois en douceurs pathétiques ramenant ton cœur à mes mains.

Tu me proclames parfois: « J’ai besoin de toi », tu souffles sur mes terres tes vents printaniers, puis tu me délaisses dans le Coin des oubliettes.

Là-bas, il pleut tout le temps, les yeux ne s’arrêtent de pleurer que lorsque ton regard croise le leur…

Là-bas, je suis la moderne Reine des neiges, enfermée dans l’hiver de toutes les solitudes.

Là-bas, la douleur me mord, me défigure et fissure mon essence.

 

Sculptée dans ton imaginaire en Nu féminin des glaces, perdue sur les routes des vieilles amours, je suis mélancolique comme la chanson de Brel : Ne me quitte pas

Quitte-moi, maintenant, cet instant et sors de mes nuits tant qu’il est temps de fleurir dans un autre cœur empli de passion pour moi. Que sais-je des autres histoires d’amour fou vécues par mes aïeules et par toutes les passagères de ton cœur, toutes ces Nana que tu embrasses, cajoles et endors sur ton corps.

Pourquoi t’écrire quand les larmes me submergent et me font noyer dans les abîmes de cette mémoire.

Je voudrais m’éloigner, partir et puis te haïr. Mais, je ne sais qu’enduire le visage des baisers fraîchement cueillis sur tes lèvres.

 

 

Publié dans Murmures