Laves amères

Publié le par Dinah

 

 

 

 

Les pleurs d’une mère bien amère résonnent au fond des océans :

  

 Ma Suzanne est morte, il n’y a plus rien à faire.

Je crie dans tout l’univers, chère fille, je suis une maudite mère.

Je vis encore et tu n’es plus là…

  

 

En pleurs, je recueille tes cendres et cache la tête au fond de la mélancolie.

Je meurs dans ce silence qui flétrit mon cœur et détruit mes sens.

Lasse de tout ce qui me reste, la douleur se répand en moi comme les magmas du Vésuve …

Tous mes miroirs et mémoires sont cassés, ne te pleurerais-je jamais assez.

Ô petite fille qui pétille dans ma vie pour l’éternité !

Ton parfum est la seule envie qui me cajole, ton odeur est mon unique mémoire…

Je n’écris pas, je crie et mes souffrances se versent sur les feuilles du temps

en gravures de l’unique amour qui blesse, bouleverse et compresse mes jours.

Pour toujours, ton être vit en ce moi qui n’est plus que l’ombre de lui-même…

Détaché de ce corps qui vit après ta mort, mon moi se crucifie jours et nuits…

Ô pleurs, ô douleurs, ô laves du cœur, je vous supplie, laissez l’Oubli hanter mes nuits !

Derrière ta photo, le cœur d’une mère en habits noirs qui déshabille la mort de sa noirceur…

Ô laves qui entravent le squelette, qui façonnent mon monde, je me demande pourquoi ???!!!

 

J’abdique…

Les laves de tristesses se réveillent en corps et fustigent mon être, je ne puis plus être…

  

 

 

                                                                                                          8 mai 2010 à 19h30  

 

 

 

 

 

 

Publié dans Murmures