La visite d'Orphée

Publié le par Dinah




J’habille mes mots de la poétique, je fais aussi un peu de rhétorique.

J’habille mes phrases de l’extase de l’inspirée/aspirée par le tourbillon d’Orphée.

Et comme une fée qui quitte ses plages enchanteresses, Je me fait des promesses et chante mes louanges.

J’empreinte le souffle-pinceau qui miroite tes lèvres pour t’écrire une lettre d’amour.

Mais, Je perd mon essence sur la route de la soie…

 J’oublie l’odeur de tes lèvres, leur forme charnue, leur consistance sensuelle et.. je prends une pause dramatique dans laquelle une pose académique se dessine…

Oubliés les mots d’amour, ramassés dans un champ qui se perd dans la vue panoramique de l’être-là.

Sois le souffle poétique qui guide mes doigts, sois le pinceau qui dessine mes traits sous le soleil de l’autonome.

Ensoleillée comme une grappe de raisin, je m’observe dans le feuillage linguistique, me taquine, badine, me juge, me prédis et, je me soûle de l’éternel amour qui chavire sur tes lèvres : « Je t’aime. »

Le temps s’écroule, le temps d’antan revient au galop, la tristesse aussi…

O Endless love,  ô doux mots d’amour, sauvez-moi.

Publié dans Murmures

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