Je t’attends

Publié le par Dinah

Penchée sur la fenêtre du vieil appartement de notre passé, j’observe les passants et guette un regard…

Tu me manques.

Ton regard gravé dans mes mémoires, il refait le monde à sa guise.

Tu me manques.

J’attends et pourtant, il n’y a plus de raison d’Attendre…

Une attente interminable qui retisse nos histoires et transforment les détails en grands spectacles.

Je pense à toi qui intrigues mon être et me transportes au-delà de tous les rêves.

Une inquiétude persiste en moi, elle charge mon présent de nos danses et souhaits.

On danse le tango comme autrefois, enlacés par les pensées les plus tendres, humectés par la douceur de l’envie qui nous lie plus que jamais à la vie.

Je me vois dans tes yeux ; deux femmes identiques qui cajolent tes profondeurs et ressassent tes joies.

Il est presque 18h00 et le soleil rayonne encore au ciel de Paris. Les voilages de la fenêtre ouverte câlinent mon bras et me rappellent ta présence.

Ma nuisette bleu-ciel colle à la peau fragile et renforce ma vulnérabilité...

« Tu manques à ma vie » et à ma taille habituée à tes mains…

Je vois les gens traverser la ruelle comme les troupeaux des nuages qui galopent au ciel, mais tu n’es pas là.

Je suis seule à méditer, en cette fin d’après-midi de juillet, ton amour.

Danse avec moi le tango qui fut notre premier souvenir d’êtres qui s’aiment.

Reviens pour retranscrire encore la joie d’être à toi.

Ne me laisse plus seule, accrochée à cette fenêtre et perdue sans toi.

Mes pleurs sont les nouveaux voilages qui viennent d’être installés…

 

 

  * Texte inspiré du tableau de l'artiste-peintre Fabian Perez, LETIZIA A LA SIESTA, cf. art. « The Art of Fabian Perez » (link). Voir aussi ce tableau sur le site de l'artiste peintre Fabian Perez (link).

 

                                                             Vendredi 23 avril 2010 à 7h56

Publié dans Bribes fictives