L'instant de l'écrit

Publié le par Dinah

 

Écrire l’instant qui submerge mes sens et m’envoie dans le périple littéraire, là où l’on récolte le miel…

Le je narrateur saupoudre les feuilles de ses images sonores en fractionnant le temps, puis il s’étale en couches énonciatives comme la marmelade de nos grands-mères ; bien sucrée, bien juteuse et bien nourrissante, elle imprègne le beurre de l’imaginaire de toute sa beauté.

 

Écrire l’instant narratif qui m’échappe, remuer les tas sonores qui frappent mes nerfs et me font goûter aux verbes.

Ce matin, je parcours  mon imaginaire, j’y cherche un lapin bien connu qui m’accompagne depuis l'enfance.

Non, je ne suis pas une Alice, c’est mon geste propice à la création poétique.

 

Écrire le chant des Sirènes qui n’arrive plus à se faire entendre dans nos villes qui entassent les gens dans des boîtes de conserves.

 

Voyager dans des temps parallèles et ramener de la préhistoire, le souffle poétique nappé de nos désespoirs de vivants voués au recyclage du temps et de nos vies…

 

Le je de toutes les surprises, s’esquisse en couches narratives et se superpose en sédiments linguistiques de l’histoire du vivant.

 

Je me promène dans mes jardins magiques où les fleurs d’oranger fleurissent tous les jours et nourrissent mon corps sensitif de femme urbaine qui cohabite avec ses semblables dans le n’importe quoi qui fait nos jours…

 

Je ne suis pas le marchand de sable, je suis le voyageur infatigable qui frappe quelques fois à vos portes et nous amène dans l’imaginaire.

Je ne suis pas Peter Pan, je suis tous les moments poétiques qui s’emparent de vous.

Détendez-vous, le périple commence lorsque l’instant narré bascule dans l’être-là, là où vos sens se remettent à vivre…

12/05/2010 07:55