Fruits langagiers

Publié le par Dinah


Trop de discours pour ne rien dire…

Les mots s’enchaînent dans une frénésie existentielle où la peur de la mort se fait sentir.

Trop de discours pour ne rien dire…

Les mains ont peur d’être délaissées, enterrées comme le restant du corps…

Les mains travaillent, touchent le clavier, exercent, à travers la souplesse des doigts, des  pressions discontinues sur les touches du clavier.

Les voici.. les lettres apparaissent l’une après l’autre sur la page informatisée.

Trop de discours pour ne rien dire…

Les pages d’écriture remplissent notre univers mais le besoin d’écrire reste intact.

Pourquoi la parole ne nous libère pas une fois pour toutes. Pourquoi l’écriture ne nous libère pas de toutes les angoisses du vivant. Pourquoi j’écris tout le temps, pourquoi je respire la vie à travers l’écrit. Pourquoi poser des questions idiotes à soi-même et aux autres.

On est des kilomètres de discours, on est des êtres du langage, fruit de la parole, fruit du verbe…

 

Émanant de soi, le souffle-parolier continue son chemin vers l’au-delà. Il retrace, parmi les forêts langagières, sa voie|voix…

Rencontre les autres souffles, il se rallie aux uns comme il se détache des autres. Il se produit unique dans l’état pathétique de son ignorance.

Plus on sait, plus l’ignorance développe ses empires.

Plus Je se sait, plus l’Océan de savoir coule dans nos veines.

 

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