Du soi-disant moi

Publié le par Dinah

L’amertume poignarde le cœur, elle le découpe en petits dès rouges.

L’amertume hurle en moi et ses cris transpercent le corps…

J’en meurs…

Il y a bien des idées qui n’ont pas de racines et errent dans les sphères des vivants. Il y a bien des gens qui développent des peaux pachydermes et transportent leurs souffrances dans des appendices nommés consciences circonstanciées…

Je meurs comme le coquelicot du champ de l’été meurtri de mille neuf cent quarante-huit...

Je maquille le visage et farde les yeux. J’attends en belle momie antique le jour de ma délivrance. Je quête comme la fourmi de la fameuse fable de La Fontaine l’aube de toutes les acclamations et de toutes les joies.

Je suis une (l)arme ronde, pleine et arrondie. Je me retrouve suspendue dans l’univers de l’enfance où les traumas s’enfoncent et trafiquent mon être.

L’amertume quitte le squelette décharné et se cache dans l’angle étroit d’une chambre nommée Soi…

Elle abandonne enfin l’esprit flétri, elle regagne son empire des non-dits.

Je demeure immobile, suspendue dans la sphère binaire d'Oui/Non.

Comme Antigone, le Non tisse sa toile d’araignée en moi. L'Oui reste dans l’implicite du regard, dans l’espace-temps du récit qui se dit, s’avoue puis prend fin.

Adieu s’écrit à Dieu, le je délaisse la victoire…

 

Au revoir cher Océan de savoir !

 

Lundi 14 juin 2010 à 14h35

 

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