Cor(p)s

Publié le par Dinah

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Les contours des matières frappent mes nerfs et se redessinent différemment en moi.

Les corps sont des obstacles à la connaissance, mais ils permettent d’y accéder partiellement.

Que peut un corps ???

Que peut un cor ???!!!

Il commence par l' accord... 

 

Cor, encore, côr, en corps, còr, corps, encore, corPS...

 

Et ce corps narratif, romanesque qui s’agite sur le support numérique puis y adhère comme une seconde peau…

Que ferai-je de ces minutes chargées de venins qui se traduisent en larmes romanesques.

Que ferais-je de ce soi hypothétique qui se balance hors le moi normatif.

Que ferai-je de toutes ces vies fictives éparses transformant l’espace en réels plus pesants que le vrai.

Je m’accroupis dans l’angle le plus étroit de ma cellule, cette prison tissée de mots me renverse puis elle me tresse en pore linguistique mélancolique.

Les heures trépassent et m’étouffent. Il me reste les touches du clavier, en amies, elles articulent en mesures mes désespoirs.

Le visage caché dans les paumes des mains, elle se vide de ses ouragans…

Les sources de mots se regroupent sur son corps en fleuve coulant vers la mer de la solitude.

Seule comme la colombe de la paix que personne ne retrouve.

Seule comme l’Imperfection que l’on haït et qui se berce par nos faiblesses.

Défaillances du cœur|cor transcrites en chagrins..

Il s’étrangle au lieu de bannir son destin et se dresser contre le cor infâme.

Son drame reste une larme; une cellule pathétique, frénétique et productrice qui enchaîne les récits en elle…

 

 

16 juin 2010 à 08h48