Cette femme-là

Publié le par Dinah

 
Tu t’en vas
N’est-ce pas
Pour longtemps
Bientôt seule
Sans toi,
Ni loi,
Que fais-je
De ce toit
L’habiter seule
Ou l’abandonner
Comme une coquille
Vide du soi…
Tu t’en vas…
 
 
Comme un regard, elle se dérobe en robe blanche au monde, derrière les colombes de la paix.
Elle t’appelle mais tu l’entends pas. Elle te voit mais tu ne la regardes pas. Elle n’est plus toi…
 
Si le temps s’en va et ne me reste que ses empreintes sur le corps et dans les entrailles...
 ...alors, je voudrais que tu deviennes ma solitude…
Si l’espace se réduit aux signes et ignore mes complaintes...
...alors, je t’appellerai Solitude.
Si, parmi les Si, demeure dans ton cœur un peu de son doute...
...alors, je te dirai : ne sois plus là.

 

 



23 novembre 2010

Publié dans Murmures