Pour toi

Publié le par Dinah

 

 

Quand je pense à toi, une source d’eau limpide apparaît dans mon univers telle une oasis trouvée au milieu du désert.

Pourtant, il pleut là-bas…

Quand je pense à toi, un troupeau de nuages se dresse devant mon visage et m’arrache à moi-même.

Quand je pense à toi, une lueur vient frapper mes nerfs, réveiller mes sens et apaiser mon âme.

Quand…

La douceur prend place dans mon espace et m’envisage autrement.

Quand…

Le printemps puis l’été passent, furtivement, et l’automne s’arrête pour me cajoler.

Quand…

Une rose blanche, qui vire aux couleurs de l’arc-en-ciel, naît dans mon être…

 

Le matin doux reprend vie, un sentiment insoupçonnable me dévisage. Je devient moi pour quelques instants puis m’affranchit d’elle pour hanter ton corps.

Quelque chose se nomme au fond de mon étant, quelque chose se plaît à enfanter elle-même.

Aimer s’écrit différemment, il prolifère en langage entier qui suffit à lui-même: ai-mer/e[t]-mer. Que fais-je écrire encore ? La mer est là…

Les jours passent, la mer s’étale en moi un étendu qui pulvérise le désert en bribes fictives.

Quand Je me pense, le moi se métamorphose en sarabande…

Quand tu me penses, le tout devient une fête féerique.

La source limpide continue à dévorer ma tristesse et faire jaillir de mes profondeurs, l’incessible désir.

Apostrophe, mais puis-je désobéir…

 

 Texte écrit le 20 juillet 2009 à 11h39

Publié dans Murmures

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