L'étant de savoir

Publié le par Dinah



Au XVIIIe siècle, la prolifération de l'imprimé (particulièrement la presse), des réseaux de correspondance et des sociétés ont eu comme conséquences  la vulgarisation des savoirs et la construction de l'opinion publique comme tribunal où tout se juge.
Actuellement, les nouveaux outils de communication produisent de nouvelles formes de sociabilités et de productions affectives.  N'importe quelle personne peut ainsi s'improviser journaliste qui met à la disposition du monde entier des informations sur l'actualité ou des connaissances jusque-là incessibles (à tout le monde).  On va vers un monde où tout se sait. Où tout devient langage affectif de On. Où le savoir est une pensée collective et n'est plus le fruit d'une élite.  Penser autrement la sociabilité, visualiser de nouvelles formes d'hiérarchie horizontale, de nouveaux circuits de pouvoir restent encore à faire...